Ce sont tes pensées qui t’emprisonne

Et si nos croyances dessinaient les limites de notre vie ?

Pendant longtemps, j’ai cru que nous regardions tous la même réalité.

Qu’un événement était un événement, qu’une personne était une personne, qu’une situation était une situation, et que nous ne faisions finalement que constater objectivement ce qui se trouvait devant nous.

Aujourd’hui, je ne vois plus du tout les choses comme ça.

Je considère que nous regardons la vie à travers un filtre immense : notre système de croyances.

Et ce système de croyances participe à la construction de ce que j’appelle notre personnage, notre ego.

Cet ego appartient au jeu de la dualité. C’est cette partie de nous qui s’est progressivement construite depuis notre naissance à partir de ce que nous avons vécu, entendu, compris et interprété.

On nous a expliqué qui nous étions.

On nous a collé des étiquettes.

Tu es timide.

Tu es turbulent.

Tu n’es pas manuel.

Tu n’es pas scolaire.

Tu es fragile.

Tu n’es pas fait pour ça.

Dans certaines familles, on ne gagne pas beaucoup d’argent.

Dans notre milieu, on ne fait pas ce genre de métier.

La vie est difficile.

Il faut travailler dur pour réussir.

Méfie-toi des autres.

Et progressivement, toutes ces informations deviennent notre réalité.

Non pas nécessairement parce qu’elles sont vraies, mais parce que nous avons fini par les prendre pour vraies.

Nous finissons par voir ce que nous croyons

Prenons quelque chose de très simple.

Vous rentrez chez vous et vous dites :

« De toute façon, à chaque fois que je sors, je ne vois que des gens qui font la gueule. »

Vous avez l’impression de constater un fait.

Mais en répétant cette phrase, vous renforcez également votre attention sur cette réalité.

Votre cerveau devient particulièrement sensible aux visages fermés.

Vous les remarquez.

Vous les mémorisez.

Et lorsque vous rentrez chez vous, vous pouvez confirmer votre croyance :

« Tu vois, j’avais raison. Les gens font tous la gueule. »

Essayez maintenant autre chose.

Demain matin, avant de sortir, dites-vous :

« Aujourd’hui, je vais observer les personnes souriantes. »

Et regardez.

Vous risquez d’en découvrir beaucoup plus que vous ne l’imaginiez.

Elles étaient probablement déjà là.

Ce qui a changé, c’est votre attention.

Voilà pourquoi je répète souvent que, dans la vie, nous voyons ce que nous croyons.

Nos croyances orientent notre regard, notre interprétation, nos décisions et, par conséquent, une partie des expériences que nous allons vivre.

Une croyance peut devenir une prison invisible

Le problème n’est donc pas d’avoir des croyances.

Nous en avons tous.

Le problème commence lorsque nous prenons nos croyances pour des vérités absolues.

Parce qu’une croyance peut devenir une cloison.

« Je ne peux pas changer de métier à mon âge. »

Cloison.

« Je ne peux pas vivre correctement en faisant ce que j’aime. »

Cloison.

« Après ce que j’ai vécu, je ne pourrai plus faire confiance. »

Cloison.

« Je suis comme ça, je ne changerai jamais. »

Encore une cloison.

Et à force de construire des cloisons, nous finissons par vivre dans une toute petite pièce intérieure en nous demandant pourquoi notre vie manque d’espace.

C’est là que la sécurité intérieure devient essentielle.

Parce que plus je me sens en insécurité, plus j’ai besoin de certitudes.

Je veux savoir.

Je veux prévoir.

Je veux contrôler.

Je veux pouvoir anticiper ce qui va m’arriver.

Et mon ego adore les croyances pour cela : elles lui permettent de construire une représentation rassurante du monde.

Même lorsqu’elle me fait souffrir.

Une situation connue peut parfois sembler plus sécurisante qu’un avenir inconnu.

Nous ne sommes pas obligés de rester le personnage que nous avons construit

C’est probablement l’une des prises de conscience qui m’a le plus libéré.

Le personnage que j’ai construit pendant des années n’est pas une condamnation à perpétuité.

Je peux l’observer.

Je peux comprendre comment il s’est construit.

Et surtout, je peux décider que certaines de ses croyances ne me servent plus aujourd’hui.

Si vous lisez ces lignes, vous êtes suffisamment grand pour commencer à décoller certaines étiquettes.

Pas en vous répétant artificiellement toute la journée que vous êtes formidable.

Mais en questionnant ce que vous prenez aujourd’hui encore pour une évidence.

Est-ce réellement vrai ?

Ou est-ce simplement quelque chose que j’ai tellement entendu, tellement vécu ou tellement répété que j’ai fini par ne plus le remettre en question ?

La différence est énorme.

Parce qu’à partir du moment où une croyance cesse d’être une vérité absolue, une porte s’ouvre.

Votre passé explique certaines choses, mais il n’est pas obligé d’écrire la suite

Nous pouvons également construire notre identité autour de notre histoire.

« Après tout ce que j’ai vécu… »

Et ce que nous avons vécu peut évidemment avoir été extrêmement difficile. Il ne s’agit surtout pas de le nier ou de prétendre qu’il suffit de penser positivement pour effacer certaines expériences.

Mais une question m’intéresse davantage :

Est-ce que je veux que ce qui m’est arrivé continue à définir celui ou celle que je suis aujourd’hui ?

Parce qu’il y a une différence entre reconnaître son histoire et continuer à vivre à l’intérieur.

Je peux comprendre pourquoi j’ai construit certaines protections.

Je peux reconnaître mes blessures.

Je peux accueillir ce que j’ai ressenti.

Et progressivement, je peux aussi découvrir que je n’ai peut-être plus besoin de certaines protections aujourd’hui.

C’est là que nous commençons à retrouver de l’espace.

La sécurité intérieure permet justement de desserrer les cloisons

Plus je développe ma sécurité intérieure, moins j’ai besoin que tout soit certain à l’extérieur.

Je peux ne pas savoir exactement ce qui va arriver et avancer quand même.

Je peux rencontrer quelqu’un sans immédiatement projeter sur cette personne toutes mes expériences précédentes.

Je peux essayer quelque chose sans avoir la garantie de réussir.

Je peux changer d’avis.

Je peux découvrir.

Je peux me tromper.

Je peux apprendre.

Je peux laisser la vie me surprendre.

Et c’est peut-être là que commence réellement cette ouverture dont je parle depuis des années.

Dans ma lecture spirituelle, c’est lorsque nous cessons de tout enfermer dans les limites du mental que nous pouvons davantage nous ouvrir à quelque chose de beaucoup plus vaste : la vie, la source, l’amour, l’abondance… peu importe finalement le mot que chacun souhaite employer.

Changer de vie commence parfois par remettre une phrase en question

Nous cherchons souvent de grandes transformations.

Un nouveau travail.

Une nouvelle relation.

Une nouvelle maison.

Une nouvelle vie.

Mais avant de transformer tout le décor, observons les phrases que nous répétons quotidiennement.

« Je n’ai pas le choix. »

« Je n’ai pas le temps. »

« Je n’ai pas les moyens. »

« Les gens sont comme ça. »

« À mon âge, c’est compliqué. »

« Moi, j’ai toujours été comme ça. »

« Ça prend forcément du temps. »

À chaque fois, posons-nous cette question :

Est-ce une réalité incontestable ou une croyance à partir de laquelle je construis ma réalité ?

Nous pouvons conserver cette croyance.

C’est notre choix.

Mais nous pouvons également commencer à imaginer qu’une autre expérience est possible.

Et lorsque notre sécurité intérieure grandit, nous avons beaucoup moins besoin de nous agripper à l’ancien.

Nous pouvons desserrer les cloisons.

Décoller quelques étiquettes.

Sortir progressivement du personnage que nous pensions devoir être.

Et découvrir derrière lui quelque chose de beaucoup plus vaste.

Nous avons toujours le choix, à chaque instant, entre continuer à nourrir le personnage limité que nous avons construit et nous ouvrir davantage à ce que nous pouvons devenir.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction