Nous sommes des vrais magiciens.

Le jour où j’ai simplement décidé que mon fils méritait d’avoir sa chambre chez moi

Quand nous découvrons la loi d’attraction et le monde spirituel, il y a souvent cette fameuse histoire de place de parking.

On pose l’intention de trouver une place, on arrive quelque part et, comme par hasard, une voiture quitte son emplacement devant nous.

Alors on commence à se dire qu’il existe peut-être autre chose que ce que notre mental est capable de prévoir et de contrôler.

Mais commander une place de parking, c’est facile.

Nous n’avons pas grand-chose à perdre.

Nous ne passons pas trois nuits à nous demander si nous méritons cette place, comment elle va se libérer, si nous aurons les moyens de payer le stationnement ou ce que nous ferons si quelqu’un nous la prend.

Nous posons l’intention et nous continuons notre route.

Pour les choses importantes de notre vie, c’est souvent beaucoup plus compliqué.

Et pourtant, une histoire vécue à Pornichet m’a profondément marqué.

En 2016, j’avais tout à reconstruire

Lorsque j’arrive à Pornichet en septembre 2016, ma vie n’a rien de celle que j’aurais imaginée quelques années auparavant.

Quelques mois plus tôt, le 2 mai 2016, j’avais touché le fond.

Après cette période extrêmement difficile, j’avais quitté l’Ardèche. Mon ex-femme et mon fils Enzo étaient restés à Privas.

Enzo avait huit ans.

Moi, j’essayais de reconstruire ma vie à Pornichet.

Je vivais dans un petit appartement avec une seule chambre.

Lorsque mon fils venait me voir, il n’avait même pas sa propre chambre. Je mettais un matelas par terre, au pied de mon lit, et il dormait là.

Pendant un temps, j’ai fait avec.

Puis arrive le 8 septembre 2018.

Ce jour-là, quelque chose devient très clair en moi :

Maintenant, je veux pouvoir recevoir mon fils correctement. Il mérite d’avoir sa chambre lorsqu’il vient chez son père.

Ce n’était plus une vague envie.

C’était devenu une décision.

Tout s’est ensuite enchaîné très rapidement

Il est environ 16 h 30 lorsque je me promène sur le remblai de Pornichet.

La saison estivale se termine et je remarque que beaucoup de logements commencent à se libérer.

Vers 18 h, je vais sur Le Bon Coin.

Je cherche un logement avec deux chambres.

La première annonce que je vois correspond à une maison avec deux chambres, dans le même quartier de Pornichet.

J’écris.

À 19 h, le propriétaire me répond.

La location est envisageable, mais il y a une contrainte importante : la maison ne peut être louée que jusqu’au mois de juin.

Ce n’était évidemment pas ce que je recherchais.

Mais plutôt que de vouloir immédiatement tout résoudre dans ma tête, je continue.

Un rendez-vous est fixé pour visiter.

Le contact avec les propriétaires passe très bien et le logement correspond à ce dont j’ai besoin.

Ils possèdent en réalité deux maisons côte à côte. Celle que je vais louer n’est pas exactement celle que je viens de visiter. Je dois revenir le samedi suivant pour découvrir l’autre.

Lorsque j’arrive pour cette deuxième visite, tout semble se présenter correctement.

Puis les propriétaires m’annoncent :

« Nous avons un problème. »

Je m’attends évidemment à ce que quelque chose bloque.

Et ils poursuivent :

« Nous n’avons pas trouvé de bail de neuf mois. Alors nous avons fait nos calculs et nous sommes d’accord pour vous louer la maison à l’année, juillet et août compris. »

Le problème venait de disparaître tout seul.

Nous tombons d’accord.

Le 28 septembre 2018, j’emménage.

Vingt jours après avoir décidé que mon fils devait avoir sa chambre chez moi, cette chambre existe.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Je pensais demander une chambre, la vie m’a apporté beaucoup plus

Arrivent les vacances de la Toussaint.

Enzo vient passer deux semaines à Pornichet.

Cette fois, il a sa chambre.

Son espace.

Sa place chez son père.

À la fin des vacances, il repart vivre à Privas, à environ 800 kilomètres.

Puis, quelques semaines plus tard, sa maman m’appelle.

Sa situation professionnelle vient de changer et elle doit être mutée à Pontchâteau.

Pontchâteau se trouve à une trentaine de kilomètres de Pornichet.

Mon fils qui vivait à 800 kilomètres de moi allait soudainement se retrouver à 30 kilomètres.

Et ce n’était toujours pas terminé.

Sa maman rencontre ensuite des difficultés pour trouver un logement et me demande si je peux prendre Enzo avec moi.

Le 1er février 2019, mon fils devient Pornichetin.

Quelques mois auparavant, je demandais simplement à pouvoir lui offrir une chambre lorsqu’il venait me voir.

Quelques mois plus tard, il vivait avec moi.

Et cette histoire avait pour moi une dimension encore plus profonde.

Derrière la maison, il y avait ma place de père

Après mon départ de l’Ardèche, Enzo avait pu ressentir que son père l’avait abandonné.

Et je peux comprendre ce qu’un enfant de huit ans a pu percevoir de cette période.

Moi-même, à l’époque, j’essayais simplement de survivre et de me reconstruire.

Deux ans plus tard, je pensais chercher une maison.

En réalité, ce qui comptait profondément pour moi était ailleurs.

Je voulais retrouver une véritable place auprès de mon fils.

Et c’est là que cette histoire rejoint aujourd’hui ma réflexion sur la sécurité intérieure.

Lorsque nous ne nous sentons pas en sécurité, nous voulons généralement tout maîtriser.

Comment vais-je faire ?

Combien cela va-t-il coûter ?

Est-ce que le propriétaire va accepter mon dossier ?

Et si je dois partir en juin ?

Comment vais-je trouver autre chose ?

Et si ça ne marche pas ?

Nous essayons de sécuriser le résultat avant même d’avoir commencé à avancer.

Le problème, c’est que nous ne connaissons jamais toutes les variables de notre propre vie.

Le 8 septembre 2018, je ne pouvais évidemment pas prévoir que la maman d’Enzo serait mutée quelques semaines plus tard à 30 kilomètres de chez moi.

Je ne pouvais pas prévoir qu’elle rencontrerait des difficultés pour se loger.

Je ne pouvais pas prévoir qu’elle me demanderait ensuite de prendre notre fils.

Aucun plan d’action n’aurait pu organiser cette succession d’événements.

Lâcher le contrôle ne signifie pas ne plus agir

C’est une distinction qui me paraît essentielle aujourd’hui.

Ce jour-là, je n’ai pas attendu assis sur le remblai que l’univers dépose les clés d’une maison dans ma poche.

J’ai posé ce que je voulais.

Puis j’ai agi.

J’ai ouvert un site d’annonces.

J’ai contacté un propriétaire.

Je me suis déplacé.

J’ai visité.

J’ai accepté d’avancer alors même que toutes les réponses n’étaient pas encore là.

Pour moi, lâcher prise n’a donc rien à voir avec la passivité.

C’est agir sur ce qui nous appartient sans exiger de connaître et de contrôler toute la suite du chemin.

Et c’est précisément là que la sécurité intérieure intervient.

Plus nous avons besoin de garanties avant d’avancer, plus la peur risque de décider à notre place.

À l’inverse, lorsque nous sommes suffisamment sécure pour faire un premier pas sans connaître les dix suivants, nous rendons possibles des chemins que notre mental n’aurait jamais été capable d’imaginer.

Je ne peux pas démontrer pourquoi tous ces événements se sont enchaînés ainsi.

Je peux simplement raconter ce que j’ai vécu.

Et dans mon expérience, certaines des choses les plus importantes de ma vie sont arrivées lorsque j’avais suffisamment clarifié ce que je voulais pour avancer, tout en cessant de vouloir décider exactement de la manière dont cela devait arriver.

À l’époque, j’appelais beaucoup cela la loi d’attraction.

Aujourd’hui, j’y vois également autre chose :

la capacité à poser une intention, faire sa part et rester suffisamment en sécurité intérieure pour laisser une place à l’inconnu.

Parce que parfois, nous demandons simplement une chambre pour notre enfant…

Et la vie nous offre l’occasion de retrouver pleinement notre place de père.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction