Il y a un moment où tu ne peux plus faire semblant.
On arrive tous au monde à peu près de la même façon.
Entiers. Vivants. Sensibles.
Au départ, il n’y a rien à prouver. Juste être là.
Puis très vite, la vie commence à nous façonner. Avec de bonnes intentions la plupart du temps. On nous protège, on nous met en garde, on nous apprend à faire attention. À éviter. À ne pas aller trop loin. Peu à peu, quelque chose s’inscrit : le monde n’est pas si simple, pas si sûr, pas si accueillant. Alors on s’adapte.
À l’école, l’adaptation devient plus structurée. On comprend que certaines attitudes sont valorisées. Que réussir fait plaisir aux adultes. Que les compliments viennent quand on “fait bien”. Sans même s’en rendre compte, on associe reconnaissance et performance. On apprend à se définir par ce que l’on produit, par ce que l’on réussit, par l’image que l’on renvoie.
En grandissant, ce besoin de reconnaissance se déplace. On veut être choisi. Aimé. Désiré. Accepté par les autres. Quand ça ne fonctionne pas comme on l’espérait, on se compare. On se juge. On se retient. Et souvent, une forme de honte silencieuse s’installe. Pas la honte spectaculaire. La honte discrète. Celle qui murmure que quelque chose cloche chez soi.
L’adolescence accentue encore ce tiraillement. À l’intérieur, ça pousse, ça vibre, ça appelle. À l’extérieur, il y a les attentes, les règles, les injonctions. Entre ce que l’on ressent profondément et ce que l’on nous demande d’être, l’écart devient parfois douloureux. Beaucoup apprennent alors à se couper d’eux-mêmes pour tenir.
Puis vient le monde adulte. Trouver sa place. Trouver un travail. Être à la hauteur. Se rendre utile. Là, le doute change de visage. Il devient plus sérieux, plus constant. Est-ce que je mérite ? Est-ce que je vais y arriver ? Et quand le travail est là, on s’y accroche. On accepte la charge. On fait toujours plus. Par peur de perdre. Par besoin d’être reconnu. Sans s’en rendre compte, on confond valeur personnelle et rôle social.
Et un jour, le corps dit stop.
Fatigue profonde. Épuisement. Procrastination. Burn-out parfois.
Ce n’est pas un manque de motivation. C’est un système qui a trop donné, trop longtemps, dans une direction qui n’était plus juste.
Si ce signal est ignoré, la vie force parfois l’arrêt. Le chaos arrive. Tout tombe ou presque. Perte, rupture, effondrement, vide. À ce moment-là, il est fréquent de se vivre en victime. De chercher un responsable. De penser que tout est contre soi. C’est humain. Mais c’est aussi un piège qui enferme.
Alors on cherche ailleurs. Du sens. Une explication. Une lumière. Beaucoup découvrent à ce moment-là le milieu spirituel, les soins énergétiques, les pratiques, les stages. Et parfois, ça soulage. Ça ouvre. Ça redonne de l’espoir. Mais souvent, la réponse est encore à l’extérieur. On attend qu’un outil, qu’une méthode, qu’un praticien fasse à notre place.
Et là, une autre forme de fuite peut s’installer. Plus subtile. Plus acceptable socialement. On lit. On regarde des vidéos. On accumule les compréhensions. On se récite des mantras. On “sait”. Mais on ne descend pas encore dans le ressenti. Parce que ressentir obligerait à traverser ce que l’on a évité pendant des années. Alors on reste dans le mental, même avec des concepts lumineux.
Puis vient un moment différent. Pas spectaculaire. Pas forcément joyeux. Mais clair.
La prise de conscience.
Tu réalises que tu peux choisir ta vie.
Que tu es responsable de ce que tu vis. Pas coupable. Responsable.
Que tu peux t’arrêter. Ne rien faire. Respirer. Écouter.
Et surtout, que tu peux te détacher d’un environnement lourd et plombant sans lutter, simplement parce que tu vois que ce n’est plus aligné.
C’est ici que mon accompagnement prend tout son sens. Pas avant.
Quand la personne n’est plus dans la demande de réparation.
Quand les anciennes structures ont été mises en lumière.
Quand, énergétiquement, le terrain est dégagé.
À cet endroit précis, le champ est libre. Et quand le champ est libre, les choses peuvent aller vite. Non pas par magie, mais parce que ce qui empêchait le mouvement n’est plus là. Le switch peut parfois se faire en 24 heures, parce qu’il ne s’agit pas de construire quelque chose de nouveau, mais de laisser émerger ce qui a toujours été là.
Mon rôle n’est pas de dire quoi faire.
Mon rôle est de créer un espace où la personne peut enfin entendre ses propres réponses. Celles du cœur. Celles qui permettent de faire des choix pour soi, et non plus pour survivre ou être reconnu.
Et ensuite, il n’y a rien à atteindre.
Juste à vivre.
Libre. Autonome. Incarné. Au milieu des humains.
Si tu veux comprendre ce parcours en deux minutes, sans lire davantage, je t’invite simplement à aller voir les images associées.
Elles racontent tout, sans discours.
Voir l’évolution en images ici
Un espace pour cesser de vivre en
retenue.
Mettre de la conscience sur ce qui te freine encore,
et revenir à une vie plus juste, sans te forcer ni te trahir.
Découvrir son fonctionnement intérieur
Stéphane
Bride-Bonnot
J’accompagne celles et ceux qui ne veulent plus vivre
à moitié.










