Il est important de comprendre que tout part de soi

Pourquoi certains schémas reviennent-ils malgré tout le travail sur soi ?

Vous avez travaillé sur vous.

Vous avez appris à mieux vous connaître, identifié certaines croyances, modifié des habitudes, posé des limites et peut-être pris de la distance avec des relations qui ne vous correspondaient plus.

Vous avez compris énormément de choses.

Et pourtant…

Certaines situations reviennent.

Une même peur.

Le même type de relation.

Une réaction émotionnelle disproportionnée.

Une difficulté à vous affirmer.

Cette impression de retomber régulièrement au même endroit alors que, mentalement, vous avez parfaitement compris le problème.

C’est une situation que je rencontre souvent.

Et aujourd’hui, je la relie directement à une question fondamentale : comprendre quelque chose suffit-il à construire notre sécurité intérieure ?

Je ne le crois pas.

Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours

Nous pouvons savoir exactement pourquoi nous fonctionnons d’une certaine manière et continuer à reproduire le même comportement.

Prenons un exemple.

Vous savez que vous avez tendance à rechercher l’approbation des autres.

Vous connaissez peut-être même l’origine de ce comportement.

Vous savez que, dans votre enfance, vous avez appris à être gentil, discret ou performant pour obtenir de la reconnaissance.

Vous avez lu des livres.

Vous avez regardé des vidéos.

Vous pouvez expliquer votre fonctionnement pendant une heure.

Puis quelqu’un vous demande quelque chose que vous n’avez absolument pas envie de faire.

Et vous répondez :

« Oui, bien sûr. »

Pourquoi ?

Parce qu’entre comprendre un mécanisme et se sentir suffisamment en sécurité pour agir autrement, il existe parfois un véritable chemin.

Ce que j’appelais autrefois les « résidus karmiques »

Dans mon vocabulaire spirituel, j’ai longtemps parlé de « résidus karmiques », de mémoires cellulaires, de blessures de l’âme, de contrats d’âmes ou encore d’enfant intérieur.

Ces notions appartiennent à un cadre spirituel et ne constituent pas des explications scientifiques établies.

Mais derrière ces mots, je cherchais à décrire quelque chose de très concret :

nous pouvons conserver des automatismes émotionnels et comportementaux longtemps après avoir compris intellectuellement qu’ils ne nous servent plus.

Selon vos croyances, vous pourrez appeler cela mémoire émotionnelle, conditionnement, schéma répétitif, blessure, karma ou simplement habitude profondément installée.

Le mot m’intéresse moins que ce que nous en faisons.

Pourquoi répétons-nous certains schémas ?

Notre cerveau apprend notamment par répétition.

Lorsqu’une stratégie nous a permis à un moment donné de nous protéger, d’éviter un conflit, d’obtenir de l’attention ou de conserver une relation, elle peut devenir automatique.

Imaginez qu’enfant, exprimer votre colère provoquait systématiquement une réaction très forte de votre entourage.

Vous avez peut-être appris :

« Pour être en sécurité, je dois me taire. »

Trente ans plus tard, vous savez parfaitement qu’un désaccord n’est pas dangereux.

Mais lorsque vous devez vous affirmer face à quelqu’un, votre corps se tend.

Vous hésitez.

Vous cherchez vos mots.

Puis vous vous taisez.

Votre mental sait.

Mais une partie de vous ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour faire autrement.

Voilà pourquoi la sécurité intérieure ne se construit pas uniquement avec des connaissances.

Elle se construit également par l’expérience.

S’affirmer et se respecter

Pour moi, c’est l’une des bases.

Apprendre à reconnaître :

« Ceci me convient. »

« Ceci ne me convient pas. »

« Je veux cela. »

« Je ne veux pas cela. »

Puis apprendre progressivement à l’exprimer.

Lorsque nous sommes clairs avec nous-mêmes, nous pouvons devenir beaucoup plus clairs avec les autres.

Cela ne garantit pas que plus aucune personne désagréable ne croisera notre route.

Cela ne garantit pas non plus que nous ne vivrons plus jamais de situation difficile.

En revanche, nous changeons notre manière de les accueillir et surtout la place que nous leur accordons dans notre vie.

Quelqu’un peut franchir une limite.

Mais je peux désormais la rappeler.

Une relation peut ne pas me convenir.

Mais je peux décider de ne plus l’entretenir.

Une situation peut me déstabiliser.

Mais je peux apprendre à revenir à moi.

C’est cela, reprendre son pouvoir.

Une personne « toxique » n’est pas nécessairement une personne mauvaise

J’utilisais beaucoup autrefois l’expression « personne toxique ».

Je préfère aujourd’hui parler de relation toxique ou de comportement destructeur.

Parce qu’une personne ne se résume pas à la relation que nous avons avec elle.

Deux êtres humains peuvent simplement être incapables de construire ensemble une relation saine.

Cela ne signifie pas qu’ils sont mauvais.

Et la sécurité intérieure permet précisément de sortir de cette opposition entre « bonnes » et « mauvaises » personnes.

Je n’ai pas besoin de considérer quelqu’un comme mauvais pour décider :

« Cette relation n’est pas bonne pour moi. »

Et prendre mes distances.

Aller dans le cœur : qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Lorsque je parle d’« aller dans le cœur », je parle d’un moment où nous arrêtons de chercher immédiatement une nouvelle explication intellectuelle.

Nous nous posons.

Nous faisons silence.

Nous observons ce qui se passe dans notre corps.

Nous accueillons l’émotion.

Sans chercher immédiatement à la supprimer.

Sans la juger.

Sans raconter pendant deux heures l’histoire qui l’accompagne.

Qu’est-ce que je ressens ?

Où est-ce que je le ressens ?

Qu’est-ce que cette situation vient toucher ?

De quoi ai-je peur ?

De quoi aurais-je besoin pour me sentir suffisamment en sécurité ?

Le silence peut alors devenir un espace extrêmement précieux.

Non pas parce qu’il permettrait magiquement de « remettre son karma à zéro », mais parce qu’il nous permet parfois d’entendre ce que notre agitation mentale recouvre continuellement.

Peut-on tout libérer en trois jours ?

J’ai affirmé autrefois qu’un travail émotionnel profond pouvait être « nettoyé, libéré, terminé » en trois jours.

Je serais aujourd’hui beaucoup plus prudent.

Oui, une prise de conscience peut être extrêmement rapide.

Un déclic peut se produire en quelques minutes.

Certaines personnes témoignent d’un changement spectaculaire après une expérience courte et intense.

Mais cela ne signifie pas que tous les schémas émotionnels de tout le monde peuvent être définitivement réglés en trois jours.

Chaque personne possède son histoire.

Certaines transformations sont rapides.

D’autres nécessitent du temps, de la répétition et parfois un accompagnement professionnel adapté.

La sécurité intérieure ne se construit pas dans une course à la guérison.

Les témoignages racontent une expérience, pas une garantie

J’ai reçu au fil de mes accompagnements des témoignages qui m’ont profondément touché.

Des personnes m’ont parlé de « déclic », de croyances qui avaient changé, d’une relation avec leur père qui s’était apaisée, d’une sensation d’être davantage elles-mêmes.

Certaines m’ont dit avoir retrouvé l’envie de cuisiner, modifié leur alimentation ou arrêté de fumer.

Ces témoignages racontent leur expérience personnelle.

Ils ne constituent pas la promesse que chaque personne obtiendra les mêmes résultats.

Mais ils illustrent quelque chose que je continue à trouver essentiel :

lorsque notre perception intérieure change réellement, certains comportements peuvent commencer à changer avec elle.

La pensée influence notre vie, mais elle ne contrôle pas tout

Nos pensées influencent nos émotions, nos décisions et nos comportements.

Elles peuvent également influencer certaines réactions physiologiques liées notamment au stress.

Mais dire que nos pensées contrôlent toutes nos hormones, toutes nos maladies et tout ce qui se matérialise dans notre existence serait beaucoup trop simpliste.

Nous ne contrôlons pas tout.

Et heureusement, construire sa sécurité intérieure ne demande pas de devenir tout-puissant.

Il s’agit plutôt d’apprendre à reconnaître ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas.

Mes choix.

Mes limites.

Certaines de mes habitudes.

La manière dont je réponds à une situation.

Les personnes auxquelles je décide d’accorder une place importante.

Voilà déjà un territoire considérable.

Le véritable changement se voit dans la vie quotidienne

Vous pouvez connaître parfaitement votre histoire.

Vous pouvez avoir compris vos croyances.

Mais regardez maintenant votre quotidien.

Est-ce que vous osez davantage dire non ?

Est-ce que vous vous respectez davantage ?

Est-ce que vous faites des choix qui correspondent mieux à vos valeurs ?

Est-ce que vous réagissez différemment lorsqu’une situation ancienne se représente ?

C’est là que la transformation devient concrète.

Parce que travailler sur soi ne consiste pas seulement à comprendre pourquoi nous sommes devenus comme nous sommes.

Le véritable enjeu est de devenir suffisamment en sécurité intérieure pour nous autoriser désormais à agir autrement.

Peut-être que certains appelleront cela nettoyer des mémoires.

D’autres guérir l’enfant intérieur.

D’autres encore modifier un conditionnement.

Peu importe finalement.

La question essentielle reste la même :

Qu’est-ce qui, en moi, continue aujourd’hui à croire que reproduire cet ancien comportement est nécessaire pour être en sécurité ?

C’est peut-être là que se trouve la prochaine porte.

La vie est simple avec un grand S.

Mais certaines transformations demandent aussi du temps, de la présence et de l’expérience.

Et ce n’est pas un échec.

C’est simplement le chemin.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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