Les liens énergétiques

Arrêter de creuser le passé pour commencer à construire sa vie

Nous sommes profondément reliés à ce qui nous entoure.

À notre histoire.

À nos parents.

À notre famille.

Aux personnes que nous rencontrons.

À notre environnement.

Aux expériences que nous avons vécues.

À celles que nous espérons vivre demain.

Que l’on considère cette connexion d’un point de vue spirituel, psychologique ou simplement relationnel, une chose me semble évidente : nous ne nous construisons pas indépendamment de tout ce que nous avons vécu.

Notre passé laisse des traces.

Nos relations nous influencent.

Notre éducation participe à notre manière de regarder le monde.

Et ce à quoi nous accordons continuellement notre attention finit par prendre énormément de place dans notre existence.

Mais une question me semble aujourd’hui essentielle :

combien de temps devons-nous continuer à regarder derrière nous avant de nous autoriser à vivre devant ?

C’est une vraie question de sécurité intérieure.

Comprendre son passé peut être nécessaire

Lorsque nous commençons un travail sur nous-mêmes, il est parfois utile de revenir sur notre histoire.

Pourquoi ai-je tellement peur d’être rejeté ?

Pourquoi ai-je besoin que tout le monde m’aime ?

Pourquoi est-ce si difficile pour moi de dire non ?

Pourquoi est-ce que je me sens coupable lorsque je prends du temps pour moi ?

Pourquoi certaines situations provoquent-elles chez moi des réactions disproportionnées ?

Notre histoire peut apporter des éléments de compréhension.

Nous pouvons découvrir que certains comportements qui nous paraissaient incompréhensibles étaient autrefois des stratégies de protection.

Nous pouvons comprendre comment certaines croyances se sont installées.

Et parfois, comprendre permet déjà de relâcher énormément de culpabilité.

Mais comprendre son passé ne signifie pas devoir y habiter.

Papa et maman ont une place importante, mais ils n’expliquent pas tout

J’ai longtemps accordé une place centrale au travail autour du père et de la mère.

Je continue à penser que notre relation à nos parents peut profondément influencer notre construction.

Nous avons appris énormément de choses à leur contact.

L’amour.

La sécurité.

Les conflits.

La manière d’exprimer les émotions.

Le rapport au travail.

À l’argent.

Au couple.

À l’autorité.

À nous-mêmes.

Mais je ne dirais plus qu’il faudrait obligatoirement « accepter papa et maman » d’une manière particulière pour pouvoir être pleinement soi.

Certaines histoires familiales sont simples.

D’autres sont extrêmement douloureuses.

Certaines relations peuvent être pacifiées.

D’autres nécessitent de la distance.

Et parfois, la sécurité intérieure consiste précisément à accepter que nous ne construirons pas avec nos parents la relation que nous aurions aimé avoir.

La pacification n’est pas nécessairement la réconciliation.

Jusqu’où faut-il nettoyer le passé ?

C’est là que le développement personnel peut devenir paradoxal.

Nous trouvons une blessure.

Puis une autre.

Puis une mémoire.

Puis une croyance.

Puis l’enfant intérieur.

Puis le transgénérationnel.

Puis le karma pour ceux qui adhèrent à cette lecture spirituelle.

Puis une nouvelle blessure derrière la première.

Et un jour, nous pouvons nous retrouver avec cette impression :

« Je ne suis toujours pas suffisamment réparé pour commencer à vivre. »

C’est un piège.

Parce que si nous cherchons suffisamment longtemps, nous trouverons toujours quelque chose à analyser.

Toujours.

Nous sommes des êtres humains avec une histoire.

Pas des objets que nous devons rendre parfaitement stériles avant de pouvoir nous autoriser à être heureux.

L’image du gazon et des cailloux

J’utilisais une métaphore que je trouve toujours très parlante.

Imaginez que vous souhaitiez avoir une magnifique pelouse devant chez vous.

Vous commencez par préparer le terrain.

Vous retirez les gros cailloux.

Puis quelques pierres plus petites.

Vous travaillez suffisamment la terre pour pouvoir semer.

Puis vient un moment où il faut arrêter de chercher les cailloux.

Parce que si votre objectif devient de retirer absolument chaque pierre, vous pouvez passer votre vie entière à creuser.

Et votre gazon ?

Il n’est toujours pas semé.

C’est exactement ce qui peut se produire avec notre passé.

Nous pouvons passer des années à chercher ce qui ne va pas en nous sans jamais commencer à construire ce que nous voulons réellement vivre.

Les cailloux représentent le passé

Certains doivent effectivement être retirés.

Un traumatisme qui continue à perturber fortement notre quotidien mérite une attention appropriée.

Une peur qui nous empêche continuellement d’agir mérite peut-être d’être travaillée.

Un fonctionnement relationnel qui nous fait souffrir encore et encore mérite d’être observé.

Mais toutes les imperfections de notre histoire n’ont pas nécessairement besoin d’être « nettoyées ».

La bonne question n’est peut-être pas :

« Est-ce que tout mon passé est réglé ? »

Mais :

« Est-ce que quelque chose de mon passé m’empêche concrètement de vivre aujourd’hui ? »

Si oui, occupons-nous-en.

Sinon, peut-être est-il temps de semer.

Le gazon, c’est votre futur choisi

Et c’est là que quelque chose change.

Au lieu de consacrer toute notre attention à ce que nous ne voulons plus, nous commençons à définir ce que nous voulons.

Qui ai-je envie d’être ?

Comment ai-je envie de vivre ?

Avec quelles personnes ?

Dans quel environnement ?

Quelle place le travail doit-il occuper ?

De combien de temps libre ai-je besoin ?

Qu’est-ce qui me met réellement en joie ?

Quelles expériences ai-je envie de vivre ?

Quelles relations ai-je envie de construire ?

Voilà votre gazon.

Et cette étape est essentielle parce qu’il est difficile de construire une vie qui nous ressemble lorsque nous savons uniquement ce que nous voulons fuir.

Arroser le gazon, c’est agir

Ensuite vient le « faire ».

Parce qu’un rêve auquel nous ne donnons aucune traduction concrète reste un rêve.

Si je souhaite changer professionnellement, il faudra probablement entreprendre certaines actions.

Si je souhaite rencontrer davantage de personnes, il faudra créer des occasions de rencontre.

Si je souhaite vivre dans un autre environnement, il faudra peut-être rechercher un logement, organiser un déménagement ou modifier mes finances.

Si je souhaite retrouver du temps, il faudra regarder ce qui remplit actuellement mon agenda.

La sécurité intérieure n’élimine pas l’action. Elle change l’endroit depuis lequel nous agissons.

Je n’agis plus uniquement parce que j’ai peur de ce qui arrivera si je ne fais rien.

J’agis parce que je sais davantage vers quoi je souhaite aller.

Puis il faut laisser pousser

C’est probablement l’étape la plus difficile.

Vous avez préparé le terrain.

Vous avez semé.

Vous arrosez.

Et pourtant, pendant quelque temps, vous voyez encore principalement de la terre.

C’est exactement ce qui se produit dans beaucoup de transformations personnelles.

Vous avez pris une décision.

Vous avez commencé à agir.

Mais extérieurement, votre vie ressemble encore beaucoup à l’ancienne.

C’est ici que le doute peut apparaître :

« Ça ne marche pas. »

« Je me suis trompé. »

« Je devrais peut-être tout recommencer. »

Pas nécessairement.

Certaines transformations demandent du temps.

Une graine n’est pas un échec parce qu’elle n’est pas devenue pelouse le lendemain.

Profiter du gazon, c’est être

Et finalement, il existe une étape que nous oublions énormément :

profiter de ce que nous avons construit.

Nous sommes tellement habitués à chercher le prochain problème, le prochain objectif ou la prochaine amélioration que nous pouvons oublier de vivre.

Le « faire » a sa place.

Préparer.

Semer.

Arroser.

Entretenir.

Mais le « être » aussi.

S’asseoir.

Regarder.

Jouer.

Partager.

Se reposer.

Profiter.

Nous ne construisons pas une vie meilleure pour passer ensuite tout notre temps à l’améliorer.

Nous la construisons aussi pour la vivre.

Attention à l’idée d’un nettoyage express

Dans mon ancien texte, j’affirmais que le passé pouvait être « nettoyé » en cinq jours ou une semaine.

Je ne présenterais plus cela comme une règle.

Certaines prises de conscience peuvent être extrêmement rapides.

Un déclic peut effectivement modifier une trajectoire en quelques minutes.

Mais certaines blessures demandent davantage de temps, et certains traumatismes nécessitent un accompagnement professionnel adapté.

La sécurité intérieure ne se construit pas selon un calendrier universel.

L’important n’est pas d’aller vite.

L’important est de ne pas rester indéfiniment dans une logique où nous devons toujours réparer quelque chose avant d’avoir le droit de vivre.

Le passé doit-il vraiment disparaître ?

Non.

Notre passé fait partie de notre histoire.

Le but n’est pas nécessairement de l’effacer.

La transformation se produit peut-être lorsque nous pouvons regarder certaines choses et constater :

« Oui, cela m’est arrivé. Mais cela ne décide plus à ma place. »

Je n’ai pas besoin d’oublier.

Je n’ai pas besoin de prétendre que tout était merveilleux.

Je n’ai pas besoin de pardonner sur commande.

J’ai surtout besoin de retrouver suffisamment de sécurité intérieure pour que mon histoire cesse de piloter automatiquement mes décisions présentes.

Où mettez-vous votre attention aujourd’hui ?

C’est probablement la question centrale de cet article.

Passez-vous davantage de temps à chercher les cailloux ou à regarder pousser votre gazon ?

Êtes-vous continuellement en train de chercher une nouvelle blessure à réparer ?

Ou commencez-vous réellement à construire votre vie ?

Le passé peut expliquer énormément de choses.

Mais il ne doit pas nécessairement devenir notre résidence principale.

À un moment donné, il faut peut-être arrêter de creuser.

Préparer le terrain.

Choisir ce que nous voulons y faire pousser.

Semer.

Agir.

Patienter.

Puis profiter.

Parce que la sécurité intérieure ne consiste pas à avoir un passé parfaitement nettoyé.

Elle consiste peut-être davantage à pouvoir regarder derrière soi sans être aspiré, regarder devant soi sans être paralysé, et vivre suffisamment en confiance ce qui est là aujourd’hui.

Les cailloux font partie du terrain.

Mais ce n’est pas pour regarder les cailloux que nous avons décidé de planter du gazon.

Tout part de soi pour revenir à soi.

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Stéphane Bride-Bonnot coach loi d'attraction
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