Alignement des 4 corps (+ vidéo)
Harmonie intérieure : aligner le corps, les émotions, le mental et le spirituel pour retrouver sa sécurité intérieure
Nous recherchons tous, d’une manière ou d’une autre, une forme de bonheur.
Nous voulons être bien dans notre corps, avoir des relations épanouissantes, nous sentir sereins, exercer une activité qui possède du sens et avoir suffisamment de liberté pour profiter de notre existence.
Pourtant, nous pouvons parfois avoir « tout ce qu’il faut » sur le papier et ressentir malgré tout qu’il manque quelque chose.
À l’inverse, nous pouvons traverser une période extérieurement compliquée et découvrir en nous une stabilité que nous ne pensions pas posséder.
C’est là que la notion d’harmonie intérieure prend tout son sens.
J’aime observer l’être humain à travers quatre dimensions : le physique, l’émotionnel, le mental et le spirituel.
Non pas comme quatre compartiments indépendants, mais comme quatre portes d’entrée permettant d’observer notre relation à nous-mêmes.
Et au centre de ces quatre dimensions, je place aujourd’hui un élément essentiel : la sécurité intérieure.
Le plan physique : notre corps a besoin de sécurité
Notre corps constitue notre premier point d’ancrage dans le présent.
Nous pouvons avoir de grandes ambitions, travailler sur nos croyances ou rechercher le sens profond de notre existence, mais nous vivons d’abord à travers un organisme qui possède des besoins très concrets.
Dormir.
Manger.
Bouger.
Respirer.
Récupérer.
Respecter certains rythmes.
Lorsque nous négligeons durablement ces besoins, notre équilibre peut naturellement être affecté.
Une activité physique régulière, une alimentation adaptée, un sommeil suffisant et des moments de récupération participent donc à notre bien-être général.
Mais prendre soin du physique ne consiste pas uniquement à optimiser notre corps.
Cela signifie aussi apprendre à l’écouter.
Sommes-nous constamment tendus ?
Vivons-nous nos journées dans l’urgence ?
Prenons-nous le temps de récupérer ?
Respectons-nous nos limites ?
Notre corps n’est pas une machine destinée à suivre éternellement toutes les exigences de notre mental.
La sécurité intérieure commence aussi par cette capacité à habiter notre corps plutôt qu’à l’utiliser uniquement comme un véhicule chargé de produire toujours davantage.
Le plan émotionnel : une émotion n’est pas un problème à supprimer
Nous avons parfois une relation étrange avec nos émotions.
Nous voulons ressentir de la joie, de l’amour, de l’enthousiasme et de la gratitude.
Mais lorsque la peur, la tristesse ou la colère apparaissent, nous voulons immédiatement les faire disparaître.
Pourtant, une émotion n’est pas nécessairement notre ennemie.
Elle peut être une information.
La peur peut signaler un danger réel ou anticipé.
La colère peut nous indiquer qu’une limite a été franchie.
La tristesse peut accompagner une perte ou une transition.
Développer sa sécurité intérieure ne signifie donc pas devenir émotionnellement imperturbable.
Cela consiste davantage à pouvoir ressentir une émotion sans lui abandonner immédiatement les commandes.
Je peux avoir peur et réfléchir.
Je peux être en colère et choisir ma réponse.
Je peux être triste sans conclure que toute ma vie est devenue triste.
Plus nous apprenons à accueillir ce que nous ressentons, moins nous avons besoin que l’environnement extérieur soit constamment rassurant pour retrouver notre équilibre.
Le plan mental : nos pensées ne sont pas toujours la réalité
Puis vient le mental.
Cette formidable machine qui analyse, anticipe, compare, mémorise et imagine.
Elle est extrêmement utile.
Mais lorsqu’elle cherche en permanence à garantir notre sécurité, elle peut aussi produire une quantité considérable de scénarios.
« Et si ça ne marchait pas ? »
« Et si je perdais mon travail ? »
« Et si cette personne me quittait ? »
« Et si je faisais le mauvais choix ? »
« Qu’est-ce que les autres vont penser ? »
Le mental cherche une réponse certaine à une vie qui, par définition, ne peut pas être totalement certaine.
C’est là que nous pouvons nous épuiser.
Nous essayons de prévoir toutes les conséquences avant de prendre une décision.
Nous cherchons des garanties.
Nous voulons savoir avant d’expérimenter.
La sécurité intérieure ne consiste pas à faire taire définitivement notre mental.
Elle consiste à ne plus croire automatiquement chacune de ses projections.
Une pensée est une pensée.
Elle mérite parfois notre attention.
Mais elle n’est pas nécessairement une vérité.
Le plan spirituel : trouver du sens sans remettre son pouvoir à l’extérieur
Le quatrième plan est celui que j’appelle spirituel.
Pour moi, la spiritualité ne nécessite pas forcément une religion.
Elle peut simplement correspondre à notre relation au sens, au vivant, à quelque chose qui dépasse notre individualité.
Pourquoi suis-je ici ?
Qu’est-ce qui m’anime profondément ?
Qu’est-ce que j’ai envie de transmettre ?
Quelle place ai-je envie d’occuper dans le monde ?
Quelles valeurs ai-je envie d’incarner ?
Certains trouveront leurs réponses dans une religion.
D’autres dans la nature, la méditation, la philosophie, la création, le service aux autres ou une vision énergétique de l’existence.
L’important, selon moi, est de ne pas transformer la spiritualité en une nouvelle manière de remettre notre pouvoir à l’extérieur.
Nous pouvons écouter des enseignements, observer des synchronicités, méditer ou chercher du sens tout en restant responsables de nos décisions.
Une spiritualité qui renforce notre sécurité intérieure devrait nous rapprocher de nous-mêmes, pas nous rendre dépendants d’un signe extérieur pour savoir comment vivre.
Le véritable alignement n’est pas la perfection
Nous pourrions facilement transformer ces quatre dimensions en une nouvelle liste d’obligations.
Il faudrait parfaitement manger.
Parfaitement dormir.
Gérer parfaitement ses émotions.
Penser positivement.
Méditer.
Trouver sa mission.
Être aligné.
Et nous voilà repartis dans une nouvelle course !
Ce n’est pas cela que j’appelle l’harmonie intérieure.
Nous sommes humains.
Il y aura des journées où nous dormirons mal.
Des moments où une émotion nous débordera.
Des périodes pendant lesquelles notre mental tournera beaucoup trop.
Des instants où nous ne saurons absolument plus quel sens donner à ce qui nous arrive.
L’harmonie n’est pas l’absence de déséquilibre.
C’est notre capacité à retrouver progressivement notre centre lorsque quelque chose nous en éloigne.
La sécurité intérieure relie les quatre plans
C’est finalement ce qui relie, pour moi, le physique, l’émotionnel, le mental et le spirituel.
Lorsque je développe ma sécurité intérieure, je peux davantage écouter mon corps sans avoir peur de ce qu’il exprime.
Je peux accueillir une émotion sans chercher immédiatement à la supprimer.
Je peux entendre une pensée sans considérer qu’elle dit forcément vrai.
Je peux explorer ma spiritualité sans remettre mon pouvoir de décision à une force extérieure.
Et surtout, je peux accepter que ces quatre dimensions ne soient pas toujours parfaitement alignées.
Je peux avoir peur et avancer.
Je peux douter et choisir.
Je peux être fatigué et respecter mon besoin de repos.
Je peux ne pas connaître la suite et continuer malgré tout à faire confiance à ma capacité à m’adapter.
C’est peut-être cela, finalement, l’harmonie intérieure.
Non pas réussir à maintenir en permanence notre corps, nos émotions, notre mental et notre spiritualité dans un état idéal.
Mais développer un point d’appui suffisamment stable en nous pour pouvoir traverser les mouvements de chacun.
Parce que le bonheur n’est probablement pas un état permanent dans lequel plus rien ne vient nous déranger.
Il apparaît aussi dans notre capacité à être pleinement présents à ce que nous vivons, sans avoir constamment besoin de contrôler ce qui arrivera ensuite.
Alors, plutôt que de vous demander si vous êtes parfaitement « aligné », observez simplement ces quatre dimensions de votre vie et posez-vous cette question :
« Sur quel plan ai-je aujourd’hui le plus besoin de retrouver de la sécurité intérieure pour pouvoir à nouveau me sentir pleinement moi ? »












